Pouvez-vous assurer une trottinette électrique ? Et est-ce une bonne idée ?
Certains les détestent, d’autres les considèrent comme un moyen de transport extrêmement efficace. Quel que soit votre avis, les trottinettes électriques font désormais partie intégrante de la circulation. Il règne toutefois beaucoup d’incertitudes quant à la réglementation. Ce n’est pas étonnant, car celle-ci a déjà été modifiée à plusieurs reprises. Si vous souhaitez en savoir plus sur les assurances, n’hésitez pas à lire la suite.
Quelles sont les règles en vigueur ?
Soyons clairs : nous parlons ici des trottinettes électriques « classiques » dont la vitesse ne dépasse pas 25 km/h. Dès que vous roulez plus vite, la loi considère votre trottinette comme un cyclomoteur, avec toutes les règles que cela implique : permis de conduire A ou B, port du casque et assurance obligatoires, etc. Ce n’est donc pas de cela dont il est question ici.
Les trottinettes électriques équipées d’une selle constituent également un cas à part, tout comme les fatbikes : il faudrait les assurer, mais souvent, il est impossible de les immatriculer légalement car ils ne sont pas « conformes ». C’est étrange, et ce n’est pas sans risque non plus…
Mais bon, qu’en est-il des trottinettes électriques classiques ? Il existe des règles à respecter dans tous les cas.
- Vous roulez à une vitesse maximale de 25 km/h
- Vous avez au moins 16 ans.
- Vous ne transportez pas de passager
- Vous roulez sur la piste cyclable ou sur la route, pas sur le trottoir
- Vous ne consommez pas d’alcool
- Vous ne regardez pas votre GSM
- Vous utilisez un phare avant et arrière dans l’obscurité
Attention : beaucoup d’utilisateurs de trottinettes électriques circulent sur la chaussée, mais cela n’est pas autorisé partout. C’est le cas s’il n’y a pas de piste cyclable, comme pour les vélos. Par ailleurs, le port du casque sur une trottinette électrique n’est pas encore obligatoire (pour l’instant).
Trottinette électrique = usager faible
Une différence importante réside dans l’âge minimum requis, fixé à 16 ans, mais pour le reste, les règles applicables aux trottinettes électriques sont en fait les mêmes que pour les cyclistes. Cela vaut également pour les assurances. Vous êtes assuré en tant qu’usager faible de la route. Cela signifie que :
- Automatiquement assuré — En cas d’accident, l’assurance responsabilité civile de la voiture, de la moto, du bus ou du tramway impliqué prend toujours en charge vos dommages corporels, même si vous êtes en tort. (Les dommages causés à votre trottinette sont également indemnisés, mais uniquement si l’autre partie est en tort.)
- Pas toujours assuré — Votre trottinette électrique a été volée ? Vous avez percuté un piéton ? Vous êtes tombé et vous êtes blessé ? Dans ce cas, vous n’êtes pas automatiquement couvert pour les dommages matériels ou corporels. Ni pour vous-même, ni pour les autres.
Tous les usagers faibles de la route bénéficient d’une couverture d’assurance identique, qu’il s’agisse des piétons, des cyclistes ou des utilisateurs de trottinettes électriques. Il existe toutefois deux différences importantes :
- Les accidents avec une trottinette électrique sont plus graves. Les statistiques sont sans appel : chaque jour, notre pays enregistre au moins cinq accidents impliquant des trottinettes électriques et entraînant des blessures graves — voire, malheureusement, des décès —, et ces chiffres ne cessent d’augmenter. Un nid-de-poule ou un petit dos d’âne peut déjà avoir de graves conséquences, surtout pour ceux qui ne portent pas de casque.
- En trottinette électrique, vous représentez un plus grand danger pour les autres. Une trottinette électrique est motorisée, accélère plus vite et cause davantage de dégâts, tant aux véhicules qu’aux personnes. C’est une évolution que l’on observe également avec les vélos électriques. Il serait donc peut-être judicieux d’envisager une assurance complémentaire…
Quelles assurances pour une trottinette électrique ?
1. Assurance familiale (90 à 120 euros par an)
L’assurance familiale, ou « responsabilité civile vie privée », intervient en cas de dommages causés à autrui, qu’ils soient corporels ou matériels.
2. L’assurance accidents (80 à 130 euros par an)
Votre mutuelle prend toujours en charge les soins médicaux immédiats, mais pas l’incapacité de travail ni l’invalidité. Une assurance accidents complémentaire peut atténuer les conséquences dramatiques à long terme.
3. L’assurance vélo (70 à 150 euros par an)
Principalement contre le vol, vous pouvez également étendre l’assurance vélo à d’autres dommages, voire à une assistance sur place. Le coût dépend principalement de la valeur de votre trottinette électrique.
Encore une fois : ces assurances ne sont pas obligatoires, mais si l’on compare leur coût aux dommages potentiels… Avez-vous des enfants qui louent parfois des trottinettes électriques ? Dans ce cas, cela est également intéressant pour eux. Les accidents impliquant des trottinettes de location sont fréquents, et les sociétés de location ne sont assurées qu’au strict minimum.