Dégât des eaux : êtes-vous couvert ou pas ?

L’eau est un vandale silencieux. Une fuite dans la toiture, de l’humidité ascensionnelle, une microfissure dans une conduite… elles restent souvent invisibles très longtemps. Et, au moment où vous repérez enfin la tache suspecte au plafond, ou quand vous sentez l’odeur de moisissure, la facture peut déjà s’élever à plusieurs milliers d’euros. « Pas grave, je suis assuré pour les dégâts des eaux », pensez-vous. C’est certes généralement le cas, mais qu’est-ce qui est couvert exactement ?

Comparer les assurance incendie

L’eau et le feu : même combat   

Les dégâts des eaux font partie des « garanties obligatoires » de votre assurance incendie. Autrement dit : si vous êtes assuré contre le feu (ce qui est le cas de presque tout le monde), alors vous êtes aussi couvert pour les dégâts des eaux. Mais une inondation n’est pas une fuite, et la facture du plombier n’a rien à voir avec celle d’un nouveau canapé. Sur ces points-là, les polices d’assurance peuvent varier fortement. Petit tour d’horizon.  

  

Ces situations sont presque toujours couvertes par l’assurance (garantie de base) :

  • Les dégâts causés par une tempête, la grêle ou une catastrophe naturelle
  • Les dégâts des eaux dus à une conduite qui éclate soudainement
  • Les dommages associés : murs, sols, plafonds, meubles
  • Les dégâts causés par l’eau lors de l’extinction d’un incendie
  • À noter : le plombier qui répare la fuite et le coût du nouveau robinet ne sont pas couverts par la garantie de base. La logique des assureurs est simple : ils indemnisent les conséquences du problème, pas le problème lui-même.

 

Ces situations sont parfois couvertes par l’assurance (garantie complémentaire) :  

  • Les frais engagés pour résoudre le problème : plombier, nouvelle conduite…
  • Les dommages extérieurs (jardin, allée…)
  • Les coûts indirects, comme un hébergement temporaire
  • Les coûts pour rechercher la fuite (et là, la cause joue un rôle : s’agit-il d’une fuite soudaine et imprévisible ou d’une usure que vous auriez pu éviter ?)

 

Tout ce qui précède concerne surtout des événements soudains, comme une fuite ou une tempête. Les problèmes qui s’installent progressivement sont une tout autre histoire, surtout lorsqu’ils sont liés à un mauvais entretien. Ce type de dégâts des eaux est rarement couvert par l’assurance :

  • Dommages causés par des remontées d’eau souterraine
  • Dégâts liés à une cheminée ou une toiture mal entretenue

 

S’assurer, c’est bien. Comparer, c’est mieux.

On souscrit souvent son assurance incendie un peu à la va‑vite lorsqu’on contracte un prêt hypothécaire, puisqu’aucune banque n’accorde de crédit sans assurance incendie. Et, dans la plupart des cas, on la prend directement via la banque. Par facilité, ou parce qu’on obtient un petit meilleur taux sur le prêt. Sur le moment, l’assurance semble ne représenter qu’un petit supplément. Mais la différence de prix peut vite devenir conséquente… surtout sur vingt ans. Comparez donc par vous‑même !